
Une soirée privée · Un reportage de dégustation
BOLLINGERLa Grandeur
du Temps
Sept convives, une salle privée et trois formats Bollinger. Du premier toast sicilien au R.D. 1988 en Jéroboam, dégorgé en 2003 : le récit d’une soirée qui reste en mémoire.
Entrer dans le récitCouverture illustrative · Étiquettes reconstituées d’après les bouteilles de la soirée
convives dans un salon privé
millésimes Bollinger · trois formats
R.D. · Jéroboam · dégorgé en 2003
Le moment
Une table privée. Un souvenir pour la vie.
Le 9 octobre 2026, nous avons réservé la salle privée de l’Osteria à sept convives. À leurs côtés se trouvaient moi-même, Dante Cerioli, sommelier professionnel AIS, et Diego Luccini, propriétaire de l’Osteria de l’Umbreleèr. Une table intime, pensée pour accorder à chaque bouteille toute notre attention et partager le plaisir d’une dégustation exceptionnelle.
Parmi nos invités, nous avons eu le plaisir d’accueillir le professeur Guido Fanelli, Alberto Grua et notre ami Antonio avec sa compagne, venus de Dubaï. Des parcours différents, l’amitié et la curiosité se retrouvaient autour de la même table. L’expérience professionnelle de certains convives enrichissait la conversation ; le cœur de la soirée restait le plaisir d’être ensemble.
Le service, le vin et le plaisir ont mobilisé toute notre attention. Nous avons réuni les photographies disponibles : des visages, des gestes, des bouteilles et quelques plats. Si d’autres convives nous envoient leurs clichés, nous les ajouterons à ce récit. Une soirée mémorable en petit comité, dont il sera difficile de retrouver la même intensité.
Dante CerioliAvec Diego Luccini · Propriétaire de l’Osteria de l'Umbreleèr
Dante Cerioli avec les cinq vins de la soirée.
La table dans la salle privée de l’Osteria.
Le déroulé
La soirée, verre après verre.
La séquence s’est ouverte sur Milazzo Riserva V38AG et les huîtres Ancelin. Puis est venu André Beaufort, Ambonnay Grand Cru 1999, avec une tartine de pain au levain, beurre, cèpes poêlés et truffe blanche.
Le cœur de la dégustation suivait trois chapitres Bollinger : R.D. 1985 en bouteille de 0,75 litre, La Grande Année 1996 en Magnum de 1,5 litre et R.D. 1988 en Jéroboam de trois litres, dégorgé en 2003. Millésimes, formats et personnes ont donné à la soirée son caractère. Le titre de l’événement, La Grandeur du Temps, est devenu une histoire tangible à notre table.
L’accueil
Le premier toast. La mer dans l’assiette.
Campobello di Licata, Sicile
Milazzo · Riserva V38AG
Chardonnay et Inzolia, des vins de base élevés en cuve inox et sous bois, puis au moins quarante-huit mois sur lies : ainsi la fiche officielle de Milazzo décrit-elle sa Riserva V38AG Metodo Classico Brut. Notre soirée s’est ouverte sur ce vin de Campobello di Licata et les huîtres Ancelin, une entrée en matière lumineuse avant les millésimes champenois.
À table
Huîtres AncelinL’histoire ostréicole de la Maison Ancelin se déploie entre Marennes-Oléron et Utah Beach, en Normandie. Ici, la mer ouvre la dégustation : le verre accompagne l’huître avec retenue, la laissant au centre de cette première rencontre.
L’intermède
L’interlude. Un instant d’automne.
Ambonnay Grand Cru, Champagne
André Beaufort · 1999
Avant le trio Bollinger, nous avons servi André Beaufort, Ambonnay Grand Cru 1999. Ambonnay appartient à la Montagne de Reims et constitue l’une des deux origines essentielles de la Maison, avec Polisy. À notre table, ce millésime accompagnait une tartine de pain au levain, beurre, cèpes poêlés et truffe blanche.
À table
Pain au levain · beurre · cèpes · truffe blancheLe pain apporte la texture, le beurre fait le lien, les cèpes et la truffe les parfums de sous-bois. C’était l’accord choisi pour la soirée : une rencontre de matière, d’arômes et de temps avant les trois chapitres Bollinger.
La trilogie Bollinger
Trois millésimes. Trois échelles du temps.
01 / 03 Bouteille · 0,75 L
Bollinger R.D.1985
L’ouverture du trio.
Le premier Bollinger nous ramenait à la vendange de 1985, quarante et un ans avant notre soirée. La bouteille de 0,75 litre ouvrait la comparaison entre millésimes et formats. R.D. signifie Récemment Dégorgé : un nom qui décrit le projet de la Maison, prolonger l’attente sur lies et choisir le dégorgement comme nouveau point de départ.
Le millésime reste l’année de la vendange ; le dégorgement marque une autre étape dans la vie du champagne.
Bollinger R.D. 1985 : la bouteille de 0,75 litre.
02 / 03 Magnum · 1,5 L
La Grande Année1996
La grandeur, en Magnum.
Le 1996 est arrivé en Magnum de 1,5 litre : trente ans après la vendange, une autre dimension de service et un autre chapitre de la dégustation. La Grande Année est la cuvée millésimée de la Maison, façonnée par la sélection des crus, la vinification en vieux fûts et la maturation en cave. Pour Dante, cette bouteille était spectaculaire, l’un des grands moments de la soirée.
La bouteille photographiée conserve son étiquette originale de 1996.
Dante présente La Grande Année 1996 en Magnum.
03 / 03 Jéroboam · 3 L
Bollinger R.D.1988
Le vin qui devient un souvenir.
Le trio a culminé avec R.D. 1988 en Jéroboam de trois litres, dégorgé en 2003 : au moment de la soirée, trente-huit ans après la vendange et vingt-trois ans après ce dégorgement. Une bouteille rare, recherchée personnellement pour l’occasion. Ici, le récit de Dante s’intensifie : elle lui a évoqué une rencontre entre Dom Pérignon P2 et Krug, une image personnelle pour exprimer l’ampleur de l’expérience.
1988 : vendange. 2003 : dégorgement de la bouteille servie ce soir-là. Deux dates, deux chapitres d’une même histoire.
Dante avec Bollinger R.D. 1988 dans son Jéroboam de 3 litres.
Dante au service des vins, attentif à chaque détail de la table.
Partager le vin : un instant pendant le service.
Les invités d’honneur
Les personnes qui ont fait la soirée.
Le plaisir d’accueillir le Professeur Guido Fanelli, dont le parcours universitaire est lié à l’Université de Parme, et Alberto Grua, dirigeant exerçant des responsabilités internationales. Avec notre ami Antonio, sa compagne venue de Dubaï et les autres convives, leur expérience a donné une dimension supplémentaire aux échanges de la soirée.
Le professeur Guido Fanelli avec le Jéroboam de Bollinger R.D. 1988.
À l’Osteria · 9 octobre 2026
Université · Recherche · Institutions publiques
Professeur Guido Fanelli
Ancien professeur titulaire d’anesthésie et de réanimation · Université de Parme
- Université de Parme
- San Raffaele
- Médecine de la douleur
Un parcours associant la direction de services cliniques complexes, la formation des médecins et le dialogue institutionnel international sur la prise en charge de la douleur. L’accueillir à notre table a enrichi la soirée d’une rencontre entre la culture du vin et celle du soin.
De San Raffaele à l’Université de Parme
Le parcours du professeur Guido Fanelli réunit l’anesthésie, la réanimation, la recherche sur la douleur et la formation spécialisée. Diplômé en médecine et chirurgie à Milan en 1983, il obtient sa spécialisation en 1986. À San Raffaele, entre 1997 et 2001, il coordonne les blocs opératoires centraux multidisciplinaires et le service de prise en charge de la douleur aiguë. À Parme, il devient directeur de la deuxième unité d’anesthésie en 2002, professeur titulaire en 2003 et directeur de l’école de spécialisation en 2004.
La prise en charge de la douleur : responsabilités cliniques et nationales
En 2008, il est nommé coordinateur de la commission ministérielle sur la douleur aiguë et chronique et les soins palliatifs. Des sources hospitalières de 2015 le présentent comme responsable de la commission chargée de l’application de la loi 38. Cette année-là, le centre de Parme qu’il dirige est présenté comme une structure régionale de référence, avec six consultations spécialisées, six lits et plus de 16 000 prestations cliniques par an. L’hôpital documente également des recherches pharmacogénomiques sur les douleurs dorsales et des formations avancées en médecine de la douleur.
Université et recherche personnalisée
En 2015, le professeur Fanelli préside le comité technique et scientifique de BIOGENAP, projet conjoint de l’Université de Parme et du Conseil national de la recherche consacré à la bioélectronique, à la génomique et à la nanomédecine personnalisée dans le traitement de la douleur. L’université le présente également comme délégué du recteur pour « Università senza dolore ». Son profil universitaire associe enseignement spécialisé, recherche interdisciplinaire et organisation des soins.
Des institutions italiennes aux Nations unies
En mars 2014, l’Université de Parme annonce la participation du professeur Fanelli comme intervenant à la commission des stupéfiants des Nations unies à Vienne. En 2016, selon le compte rendu de l’université, il présente aux Nations unies le manifeste des médecins italiens sur la prise en charge de la douleur, une étape supplémentaire de son engagement pour l’accès aux soins et la dignité des patients.
Sources du parcours et dates
Les fonctions sont indiquées aux dates attestées par les sources.
Alberto Grua avec Bollinger R.D. 1985.
À l’Osteria · 9 octobre 2026
Direction internationale · Industrie · Innovation
Alberto Grua
Dirigeant international · Ancien membre du comité exécutif de Grünenthal
- Bayer
- Grünenthal
- HARG
Son parcours comprend la direction de marchés internationaux et des responsabilités mondiales dans l’approvisionnement des produits et la chaîne logistique. Dix-sept ans chez Bayer, des fonctions de premier plan chez Grünenthal et son travail avec HARG témoignent d’une culture d’entreprise développée au croisement de la santé, de l’organisation industrielle et de l’innovation.
Bocconi, Bayer et les responsabilités internationales
Diplômé en gestion des entreprises de l’Université Bocconi à Milan, Alberto Grua a construit une carrière internationale dans la direction d’entreprise et l’industrie pharmaceutique. Sa biographie publiée pour SIP 2016 fait état de dix-sept années chez Bayer : des fonctions de marketing et de vente en Italie et des responsabilités de vice-président mondial du marketing Point of Care aux États-Unis, dans les domaines de la santé grand public, du diagnostic et des produits pharmaceutiques.
Grünenthal : de la filiale italienne à la direction du groupe
En 2005, il devient directeur général de Grünenthal Italie. Il dirige ensuite l’unité mondiale Palexia entre 2008 et 2010 et le lancement mondial du tapentadol. En 2010, il est nommé vice-président exécutif pour l’Europe et l’Australie. À partir de juillet 2013, il devient directeur commercial pour l’Europe et l’Amérique du Nord et rejoint le comité exécutif ; la biographie SIP mentionne également des responsabilités dans l’approvisionnement mondial des produits à partir de 2014 et dans la chaîne logistique mondiale à partir de 2016.
HARG et l’innovation en nutrition
En 2022, il prend les fonctions de président et de directeur général de HARG, Healthy Aging Research Group, une société à bénéfice commun qui développe des préparations alimentaires innovantes pour les personnes souffrant de troubles de la déglutition. Son parcours relie direction commerciale, organisation industrielle et innovation en santé, des multinationales pharmaceutiques à une entreprise spécialisée dans la nutrition des personnes vulnérables.
Sources du parcours et dates
Les fonctions sont indiquées aux dates attestées par les sources.
La Maison
Aÿ. Depuis 1829, une idée du temps.
Bollinger est fondée à Aÿ le 6 février 1829, de la rencontre d’Athanase de Villermont, Paul Renaudin et Joseph Bollinger. Son histoire réunit un lieu, le travail de cave et la capacité de faire connaître ses vins dans le monde.
Le Pinot Noir, les vieux fûts, les magnums de réserve et la patience traversent son style. Avec La Grande Année et R.D., le millésime devient une lecture du temps : d’abord en cave, puis en bouteille et enfin dans le verre. Notre soirée a rencontré cette histoire à travers trois millésimes et trois formats.
- 1829
Les débuts à Aÿ
Le 6 février, Villermont, Renaudin et Joseph Bollinger fondent la Maison, réunissant un lieu, le savoir-faire de cave et une vocation commerciale.
- 1884
La reconnaissance britannique
Après le partenariat avec Mentzendorff engagé en 1858, le premier Royal Warrant marque une étape dans les liens durables de la Maison avec la Grande-Bretagne.
- 1941
Lily prend la direction
Elisabeth, surnommée Lily, prend les rênes après le décès de son mari Jacques et dirige la Maison jusqu’en 1971.
- 1967
La naissance de R.D.
Récemment Dégorgé donne son nom à une idée : un élevage prolongé sur lies et un dégorgement proche de la commercialisation. Les premiers millésimes commercialisés sont 1952, 1953 et 1955.
- 1969
Vieilles Vignes Françaises
Lily choisit d’exprimer le patrimoine des vignes franches de pied dans une cuvée dédiée, un autre chapitre de son art de préserver et d’innover.
- 2016
La mémoire devient un lieu
Galerie 1829 et La Réserve donnent une forme concrète à deux archives dans les caves historiques d’Aÿ : les grands millésimes et les vins de réserve.
- 2026
Le temps à notre table
Le 9 octobre à Cicognolo, trois millésimes et trois formats deviennent une expérience partagée par sept convives.
1941 — 1971
Lily
Bollinger
La femme derrière une vision.
Le courage de poursuivre
Elisabeth Law de Lauriston-Boubers, surnommée Lily par sa famille, prend la direction en 1941 après le décès de son mari Jacques. La France est occupée et la main-d’œuvre comme le matériel manquent. Sa réponse consiste à réunir le travail quotidien, la tradition et l’avenir, une responsabilité qu’elle assume jusqu’en 1971.
La bicyclette et l’Atlantique
L’histoire officielle garde le souvenir de ses parcours à bicyclette dans les vignes, au plus près des personnes et du travail de cave. Elle défend la vinification sous bois tout en adoptant les pratiques agricoles modernes. Le 25 octobre 1951, elle embarque à bord du Liberté pour New York ; ses rencontres avec les journalistes et les amateurs de vin américains contribuent à ouvrir un nouveau chapitre international pour Bollinger.
L’idée que nous retrouvons dans le verre
En 1963, avec son agent américain, Lily propose quelques bouteilles de Réserve 1947. C’est l’idée à l’origine de R.D. : un vieux millésime conservé sur ses lies et proposé après un dégorgement récent. Le nom est choisi en 1967. À notre table, dans les vins de 1985 et de 1988, cette intuition donnait un sens concret au titre La Grandeur du Temps.
Aÿ · Galerie 1829 · La Réserve
La cave comme archives vivantes
En 2010, un inventaire révèle une cave oubliée. Derrière des bouteilles vides se trouvent d’anciens lots et de petits repères en bois ; les recherches dans les archives permettent de remonter pour un millésime jusqu’à 1830. La restauration engagée en 2012 préserve davantage que le vin : elle sauvegarde la mémoire matérielle de la Maison.
Galerie 1829 conserve les grands millésimes, tandis que La Réserve raconte l’histoire des magnums de réserve. Deux galeries contemporaines au sein des caves historiques d’Aÿ. Le dossier de 2016 cite le travail de l’architecte Bruno Veauvy, de l’architecte d’intérieur Laure Bijot et du mosaïste Luigi La Ferla : des lieux conçus pour rendre le temps visible.
Vignoble · Pinot Noir · Chêne · Réserves · Temps
Les cinq fondements d’un style.
Le vignoble avant le vin
Aÿ et Verzenay pour le Pinot Noir, Cuis pour le Chardonnay : les lieux donnent leur substance et leur caractère au style de la Maison. L’histoire de chaque bouteille commence dans les vignes.
Pinot Noir
Il occupe une place centrale dans le style de Bollinger. La Maison construit son identité autour de ce cépage, par une sélection et un assemblage attentifs des crus.
Le bois patiné par le temps
De vieux fûts, souvent venus de Bourgogne, accompagnent la vinification des meilleurs crus. L’objectif est une oxygénation douce du vin, avec une influence mesurée du bois.
La mémoire en magnums
La Maison conserve aussi des réserves dans des magnums bouchés au liège, classés par parcelle et par vendange. Ils contribuent principalement aux cuvées non millésimées, préservant la mémoire de chaque vin de base.
La patience du millésime
La Grande Année n’est élaborée que lors des millésimes retenus par la Maison. Vinification sous bois, repos sur lies et service attentif expriment une qualité construite dans la patience.
Champagne Bollinger · Film officiel
La Maison se raconte
Un film officiel de Champagne Bollinger, en version française, pour découvrir l’esprit de la Maison et son rapport au temps.
© Champagne Bollinger · Version française
Les archives photographiques
La soirée se prolonge dans ses détails.
Entre service, dégustation et plaisir de la table, la soirée a été si intense que nous avons eu peu de temps pour photographier. Voici les images disponibles. Si les convives nous en adressent d’autres, nous les ajouterons au reportage.
Parcourir les autres instants10
Les convives et la convivialité dans la salle de dégustation.
Une autre vue des bouteilles pendant le service.
La table entre deux services.
Les lumières et l’atmosphère de la salle privée.
Verres, plats et conversations autour de la table.
Un instant intime pendant la dégustation.
La salle dédiée à la soirée Bollinger.
La préparation d’une bouteille avant le service.
La Grande Année 1996 : une autre photographie avec Dante.
Un détail de R.D. 1985 avec Alberto Grua.
Photographies de la soirée, avec correction de la lumière et des couleurs dans la visionneuse et retouches numériques destinées à préserver la vie privée. Les reconstitutions illustratives sont signalées dans leurs légendes.
